L’Institut Scientifique de Santé Publique (ISP) a été désigné, en 1995, comme point focal national pour représenter la Belgique dans le réseau européen d’information sur les drogues et les toxicomanies (REITOX).

Depuis les années nonante, l’Europe construit une politique globale afin d’appréhender le phénomène des drogues dans sa pluralité. Par ailleurs, l’OEDT (Observatoire des Drogues et des Toxicomanies, EMCDDA en anglais) soutient fermement que la consommation problématique de drogues relève davantage du domaine de la santé publique que de celui de la justice. C’est à cette fin que le Groupe Pompidou avait été mandaté par l’Union Européenne pour identifier les bonnes pratiques en la matière au sein des Etats membres. A l’issue de ces réflexions, l’OEDT a été créé ainsi que le réseau REITOX.

En Belgique, la Note Politique Fédérale Drogues de 2001 a clarifié les éléments qui permettraient de construire une politique cohérente, globale et intégrée en matière de drogues. Force est de constater que dix ans plus tard, les efforts à fournir sont encore considérables. La question des drogues, intrinsèquement complexe, nécessiterait un changement des représentations et des politiques en la matière.

La Plate-forme de Concertation pour la Santé Mentale, par les missions qui lui ont été confiées fin 2011 par la COCOM, collabore avec l’ISP et occupe la fonction de sous-point focal régional pour la Région de Bruxelles-Capitale. L’ISP, point focal national, travaille en étroite collaboration avec 4 sous-points focaux régionaux qui sont : la VAD pour la Communauté Flamande, Eurotox pour la Communauté Française, l’ASL pour la Communauté Germanophone et la Plateforme de Concertation en Santé Mentale en Région de Bruxelles-Capitale.